Les palétuviers sont essentiels pour l'équilibre de la biodiversité car c'est dans la mangrove qu'a lieu la nidification de nombreux oiseaux.
Le fromager, aussi appellé kapokier, est un arbre énorme doté de grandes racines à contrefort qui forment de longues lames à la base du tronc. Il est utilisé pour la construction des pirogues.
Le rônier, avec ses palmes en éventail, fait partie de l'espèce des palmiers. Son bois, imputrescible et résistant aux insectes, est utilisé pour la construction des charpentes.
En Casamance les palmiers à huile sont nombreux.
Leurs fruits servent pour fabriquer l'huile de palme et la sève fournit le célèbre vin de palme appelé bunuk.
Le filao est un genre de pin à grandes aiguilles que l'on trouve sur les plages, il protége le littoral marin en fixant les dunes. Ses aiguilles sont utilisées comme engrais biologique pour fertiliser les sols des champs de légumes, et son bois sert dans la fabrication des meubles.
Le flamboyant fleurit rouge écarlate pendant l'hivernage, puis est recouvert de graines qui ressemblent à de gros et longs haricots secs.
La bougainvillée fleurit toute l'année de fleurs rouges, blanches, oranges ou violettes.
Le kinkéliba, butik en Diola, est un arbuste répandu au Sénégal dont les feuilles sont consommées sous forme de tisanes au petit déjeuner. Cette plante a des vertus médicinales, les feuilles cicatrisent les plaies et en Casamance elles sont mâchées lors des crises de paludisme.
La déforestation au Sénégal
Comme partout dans le monde l’abattage des arbres et la diminution de la mangrove du Sénégal est un véritable fléau. Le pays perd chaque année environ 45.000 hectares de forêts. La Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement a constaté que le meilleur moyen pour arrêter la déforestation est de classer les forêts en aires protégées.
L’objectif fixé par la CNUED est d’atteindre un taux de couverture de 12% du Sénégal en aires protégées, pour seulement 8% actuellement. Suivant ces recommandations, L’Etat qui n’a pas les moyens s’oriente vers la privatisation de ses forêts pour passer de 1,5 millions à 2,5 millions d’hectares d’aires protégées.
Après les réserves de Bandia sur la Petite-Côte et Fathala dans le Delta du Saloum, c’est le Parc National du Niokolo Koba qu’il est prévu de découper en trois zones, chacune sera gérée par une société privée.
|