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L'épave du "Joola"

 


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Au lendemain du naufrage, les autorités Sénégalaises souhaitaient faire du " Joola " un lieu de commémoration public. L'épave était complètement immergée et plantée dans le sable sur son mât et ses cheminées à une vingtaine de km des côtes Gambiennes.

Mais le remorquage du bateau jusqu'à Kafountine en Casamance n'a pas abouti, les remorqueurs n'ont pas eu la puissance nécessaire pour la redresser et la déplacer.


Tentative de remorquage du Joola




En octobre 2002, les experts en renflouage d'épaves de la société Hollandaise Smit ont remis à l'Etat un rapport concernant toutes les propositions possibles sur l'avenir du bateau, et la méthode à utiliser pour le renflouer. La société Smit pouvait récupérer " Le Joola " pour 2,9 millions d'euros. Ensuite, l’unité Néerlandaise d’identification des victimes de catastrophes (Rampen Identificatie Team/RIT) était disposée à prêter son assistance.

1.300 victimes se trouvent encore dans la coque du navire, en attendant que des adieux dignes leur soient faits. Les familles réclament le renflouage du navire pour identifier les victimes et leur donner une tombe. Comme l’exprime une mère Sénégalaise : "J’ai l’impression que mon enfant est emprisonné. C’est seulement lorsque le bateau aura été renfloué et que mon enfant aura reçu une place dans la terre que je me sentirai libérée de cette impression et que je pourrai commencer à me résigner à sa disparition."

A la demande de l'AFV-Joola France, l’Union Européenne a annoncé en mars 2003 qu'elle disposait d’un fonds spécial qui permettrait de payer les coûts du renflouage du " Joola ", le 8ème Fonds Européen de Développement. Ce fonds ne peut être débloqué qu'à la demande du Sénégal, mais malheureusement le Président Wade n'a pas semblé être disposé à effectuer cette demande ! ... Pourquoi ? ...





Plongée dans l'épave du " Joola " le 30 avril 2003


Plongeur de l'Océanium et l'épave du Joola au lendemain du naufrage A la demande du Collectif de Coordination des Familles des Victimes ( CCFV-Joola ) qui souhaitaient récupérer des effets personnels de leurs parents disparus, Haïdar El Ali le président de l’Oceanium, un club de plongée et association de protection de la nature de Dakar, a demandé en novembre 2002 au gouvernement l'autorisation de plonger sur l'épave. Cette autorisation lui a été accordée plus de 5 mois plus tard, le 15 avril 2003 …

Haïdar et les plongeurs de l’Oceanium ont été les premiers à appareiller vers le site du naufrage dès son annonce le 27 septembre 2002 pour essayer de sauver les rescapés. Ils n’avaient pu malheureusement que retirer des corps sans vie de la coque du " Joola ".


Le 30 avril 2003, Haïdar et ses plongeurs ont constaté lors d’une plongée que les courants et les vagues avaient considérablement endommagé le navire qui repose par 18 m 50 de fond dans une zone de hautes turbulences. L'épave disloquée par les courants et la houle est ensablée et affaissée sur elle-même, les structures se démembrent, la passerelle avant et le pont supérieur sont effondrés, la coque est fissurée en plusieurs endroits et des pans entiers de tôles déchirées bougent avec la houle.

Pour Haïdar, vu l’état de l’épave, elle ne peut être sortie de l’eau que par petit bout car la coque est tellement fragilisée qu’elle se disloquerait. Et de plus, elle ne peut plus livrer d'éléments utiles à une enquête sur les circonstances du naufrage !…

Les possibilités d’entrer dans l’épave se sont avérée très restreintes par les enchevêtrements de tôles et de débris qui en interdisent l’accès. Mais le lendemain les plongeurs ont réussi à entrer dans l’épave dont le fond est encombré de tôles, tuyauteries, mobiliers et envahi par les coquillages …
La visibilité est quasiment nulle mais ils ont découvert dans le garage des conteneurs à bagages presque vides avec quelques sacs en très mauvais état, non identifiables et quasiment irrécupérables.

Le président de l’Oceanium, qui a vu très peu d’objets et des ossements mais pas de squelette entier a déclaré "Les familles des victimes pensent toujours récupérer des effets personnels, les corps, mais ce qui était possible il y a six mois l'est moins aujourd'hui. Dans les jours qui ont suivi le naufrage j’étais sur place, les effets personnels des victimes étaient visibles, accessibles, et encore récupérables facilement. C’est à ce moment qu’il convenait de commander une telle opération !".

Haïdar a envoyé au Président de la République un rapport et une vidéo de sa visite du " Joola ", mais aussi une autre vidéo réalisée lors d’une plongée au lendemain du naufrage pour permettre aux autorités d’établir une comparaison.

Haïdar, qui n’a pas visité tout le bateau, pense que dans les parties assez isolées des mouvements des masses d'eau on peut encore trouver des corps. Le renflouement de l'épave du " Joola " et la récupération des centaines de corps jamais retrouvés et leurs effets personnels semblent de plus en plus difficile, et plus le temps passe ...

Si seulement l’Etat du Sénégal avait réagit plus vite et plus tôt, les parents seraient en possession d’objets personnels et de souvenirs de leurs proches disparus !…



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